LE MALADE IMAGINAIRE


LE MALADE IMAGINAIRE
MOLIÈRE
MICHEL DIDYM


Hypocondrie, troubles psychosomatiques, inlassables querelles en expertise médicale sur fond de famille recomposée… Le Malade imaginaire n’est pas si loin de nous. Au-delà du comique de situation, des médecins enchapeautés, de leurs saignées administrées en latin, au-delà de son ridicule apparent, Argan, le protagoniste majeur de la dernière pièce de Molière, est aussi un être qui souffre, fatigué de lui-même, de son temps, de sa classe sociale. Les choses ainsi regardées, il n’est pas étonnant que le metteur en scène Michel Didym, généralement versé dans l’écriture dramatique contemporaine, se soit intéressé au cas de cet Argan, l’un des personnages de Molière les plus modernes et les plus émouvants. Car voilà un individu bigrement excitant qui n’a qu’une seule question en tête : qui détient la clé de son mal ? Lorsqu’il écrit en 1673 son Malade imaginaire, après Dom Juan et Le Misanthrope, Molière est un homme épuisé, malade et malheureux, au bout du rouleau. Il est brouillé avec Lully tout puissant à la cour, il est en deuil de Madeleine Béjart, morte deux ans plus tôt. Peut-être se sait-il condamné. Comédie-ballet en prose et en trois actes, Le Malade imaginaire est d’abord présenté à Paris, au théâtre du Palais-Royal. Molière, qui meurt après la quatrième représentation, y joue le rôle d’Argan, un rôle que Michel Didym confie à un autre immense comédien d’aujourd’hui, André Marcon, tandis que Norah Krief et Agnès Sourdillon y sont alternativement Toinette, grande gueule et servante, l’autre personnage incontournable de la pièce, celle qui fait trembler tout l’édifice.


mise en scène
Michel Didym
avec
Jean-Claude Durand, Philippe Faure, Norah Krief et en alternance Agnès Sourdillon, André Marcon, Catherine Matisse, Bruno Ricci (distribution en cours)
musique
Philipe Thibault
scénographie
Jacques Gabel
lumières Joël Hourbeigt
costumes Anne Autran
assistante
à la mise en scène
Anne Marion-Gallois



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dimanche 22 février à 15:00
lundi 23 et mardi 24 à 20:30
maison de la culture salle Jean-Cocteau
durée 2 heures 30 environ